Editorial

Claire Jeannerat Wade - membre du comité de la FICD www.ficd.ch

« C’est en faisant le bien que l’on détruit le mal, et non en luttant contre lui ». Apparue devant mes yeux sur un célèbre réseau social, cette citation m’a frappée comme une évidence. Certes, il y a peut-être, dans ces notions de bien et de mal, des relents bibliques qui déplairont (ou pas) à certains.

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Plutôt que de bien, parlons, si vous préférez, de solidarité, d’égalité, de dignité, d’humanité tout simplement. Le mal ? En ce début d’année où le président de la plus grande nation du monde installe les prémices de la haine de l’autre, à coups de décrets et de mur, je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’expliquer bien longuement en quoi il consiste et quels dangers nous menacent : l’exclusion, le repli sur soi, la haine de l’étranger, qui à force d’être haï finira bien par nous haïr en retour.

Face à ces dangers, l’on peut s’effrayer, s’indigner, rivaliser d’éloquence sur Facebook, voter à bon escient. L’on peut aussi agir à son niveau, comme le font les organisations membres de la FICD, en formant de jeunes Malgaches, en soutenant des familles burkinabées, en organisant le Festival Monde de Couleurs, en appuyant un hôpital arménien, en promouvant les droits des populations marginalisées au Brésil, en parrainant un village roumain. Ce ne sont là que quelques exemples tirés du présent bulletin. Vous en découvrirez d’autres, tout au long de l’année, puisque la commission d’information de la FICD a décidé, durant cette année 2017, de braquer ses projecteurs sur ses organisations membres, leur genèse, leurs activités, leurs doutes, leurs réflexions sur l’avenir.

Aucune de ces actions ne changera à elle seule la face du monde. Mais chacune y contribue, en modifiant le cours du destin d’un jeune homme ou d’une jeune fille, en jetant des ponts entre le Nord et le Sud ou l’Est, en rapprochant des êtres humains d’autres êtres humains. Ma conviction profonde est que ces associations, les hommes et les femmes qui les font vivre et la FICD qui les appuie, sont du bon côté de la barrière invisible et parfois mouvante qui sépare le bien du mal. Poursuivons donc notre action, renforçons-la si nous le pouvons. Il n’y a pas d’alternative soutenable.

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